Georges WASHINGTON (1827 - 1911)

Un orientaliste provençal 

Né à Marseille en 1827, cet enfant naturel doit  l’insolite choix de son nom à la glorieuse renommée du premier président américain que son père aurait profondément admiré.

Il reçoit aux Beaux-Arts de Paris un enseignement classique, aux côtés de François-Edouard Picot, peintre d’histoire, portraitiste et auteur de nombreux décors monumentaux. Cependant, il va rapidement délaisser cette approche un peu trop contraignante à son goût. A la suite d’une première vague de peintres désireux de découvrir l’Orient depuis la conquête de l’Algérie, Georges Washington s’embarque à Marseille à destination de l’Afrique du Nord. C’est ainsi qu’il va trouver sa principale source d’inspiration : un orient chevaleresque qui n’est pas sans rappeler les vigoureuses interprétations de Delacroix ou Fromentin.

Il participe au Salon des Artistes français à partir de 1857, avec très souvent des œuvres d’inspiration orientaliste : fantasias, chasses, halte de cavaliers dans un oued…
En 1859, il épouse Léonie, la fille du peintre de batailles Félix Philipotteaux.
Il séjourne ensuite au Maroc à la fin des années 1870.

Afin de réaliser un grand panorama d’une scène de bataille avec le peintre Edouard Castres (1838-1902), il se rend, pour des études, en Turquie et dans le Caucase. L’œuvre terminée est présentée au Tsar à Moscou en 1881 et Georges Washington fait le voyage pour l’occasion.

Il termine sa vie en Bretagne, à Douarnenez, qui a inspiré tant de peintres mais qu’il choisira cependant de ne jamais représenter.