Paul SIGNAC

Paul SIGNAC (1863 - 1953)

Un peintre autodidacte

Paul Signac naît le 11 novembre 1963 à Paris. Autodidacte, il refuse de passer son baccalauréat à l’âge de 18 ans et déclare vouloir faire de « la peinture impressionniste », symbole pour lui de liberté.

C’est à l’occasion de l’exposition impressionniste de 1879 que le jeune peintre s’initie au mouvement, rue de l’Opéra. Il y découvre les œuvres de Pissarro, mais à ce moment là c’est surtout le travail de Gustave Caillebotte et Edgar Degas qu’il admire longuement. Le choc impressionniste ne s’opère réellement que lors de sa visite de l’exposition Claude Monet dans les locaux de la revue La Vie moderne en juin 1880.

À ses débuts, les peintures de Paul Signac, empreintes d’une grande luminosité et à la touche emportée, sont fortement marquées par l’influence de Claude Monet. 

Le Salon des Indépendants

L’année 1884 est déterminante. Le jeune peintre participe à la fondation du Salon des Indépendants, notamment suite à sa rencontre avec Georges Seurat, qui aura un rôle majeur dans l’évolution stylistique des toiles de Signac. Les futurs amis de Paul Signac sont également présents sur le Salon dont  Odilon Redon, Charles Angrand, Albert Dubois-Pillet, Henri-Edmond Cross et Georges Seurat. À la fin de cette même année, il rencontre une autre figure de l’impressionnisme dont il admire profondément le travail, Armand Guillaumin.

L’influence de Georges Seurat et le divisionnisme

Paul Signac et Georges Seurat sont animés par une passion commune pour la couleur. Influencé par les préceptes de son cadet, Seurat limite alors sa palette aux couleurs pures, selon les conseils de Signac. Il voue alors une véritable obsession pour l’harmonisation de la couleur, la ligne et le contraste. Le jeune Signac quant à lui, étudie les principes des lois optiques, inspiré par les découvertes de son aîné. 

En 1885, Seurat peint le tableau-manifeste du pointillisme, « Un dimanche à la Grande Jatte ». Le mouvement se forme alors autour des personnalités de Seurat, Signac, Dubois-Pillet. C’est une période clé dans l’œuvre de Signac, qui voit la naissance de ce mouvement comme un symbole de progrès et de modernité. Il rencontre cette même année Camille Pissarro et Félix Fénéon, célèbre critique qui nommera le mouvement de « néo-impressionniste ». Ces deux figures emblématiques du paysage artistique du XXème siècle, confirment le sentiment de Signac par leur soutien. Dès 1886, le peintre adopte durablement la technique divisionniste.

À la mort de Seurat en 1891, Paul Signac devient le chef de file du divisionnisme et publie en 1899 D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, un ouvrage de référence.

Saint-Tropez : De l’huile sur toile à l’aquarelle

Alors que dans ses huiles sur toile, Paul Signac conserve un profond attachement aux préceptes néo-impressionnistes et à la technique du divisionnisme, l’aquarelle semble lui accorder une liberté et une spontanéité inédite.

Passionné par la mer et la navigation, Signac s’installe à Saint-Tropez. L’eau, la mer, auront dès lors une place prédominante dans les sujets abordés par le peintre et surtout l’aquarelliste. La lumière méridionale joue alors un rôle très important dans l’évolution de son style pictural. Sa facture devient plus lumineuse, ses touches plus larges et colorées. C’est cette dévotion pour la couleur qui l’amène ensuite à se rapprocher de la nouvelle génération de peintres modernes et notamment des fauves Matisse et Derain.

Paul Signac et Henri Person

À Saint-Tropez il fait également la rencontre d’Henri Person, avec qui il noue une amitié indéfectible, illustrée par un ensemble exceptionnel de correspondances. Signac transmet au jeune Person les préceptes divisionnistes au cours de nombreuses sorties en mer que les deux artistes partagent grâce à leur passion commune pour la navigation.

Paul Signac meurt à Paris le 15 août 1935 à l’âge de 72 ans.