Henri MARTIN

Henri MARTIN (1860 - 1943)

Henri Jean Guillaume Martin est né à Toulouse dans l’été 1860. D’un père ébéniste, ce dernier est très vite attiré par le monde des arts. Ainsi, à partir de 1877 et pendant deux années, il étudie à l’École des Beaux-Arts de Toulouse dans l’atelier du peintre Jules Garipuy. Par la suite, une bourse municipale lui permet de poursuivre son apprentissage à Paris sous le bon œil de son maître Jean-Paul Laurens, peintre et sculpteur.

En 1885, son voyage en Italie marque un tournant dans sa vie, se traduisant dans son art notamment par une approche plus poétique. En effet, parti dans le but d’étudier les primitifs, le jeune artiste commence dès lors à se distinguer techniquement : cet éloignement géographique permet à Henri Martin de créer une distance par rapport à ses acquis académiques et de se démarquer en développant son propre style : des touches courtes, des couleurs vives et lumineuses, des scènes idéalisées et une atmosphère onirique notamment.

Au début du XXème siècle, le peintre met son art au service de nombreuses commandes publiques, ornant des édifices tels que le Capitole de sa ville natale, la Sorbonne et l’Élysée (1908) ou encore le Conseil d’État (1914-1922).
Une fois installé dans son atelier à Labastide-du-Vert (Lot) il se détache des thèmes symbolistes de ses débuts, sans toutefois les abandonner, pour s’orienter vers un style plus personnel. Nommé commandeur de la Légion d’Honneur en 1914, il est élu membre titulaire de l'Académie des Beaux-Arts (section de peinture) en 1917.

Décédé en 1943 à Labastide-du-Vert, Henri Martin demeure un artiste reconnu dont l’univers, empreint de poésie, de rêve et de mystère, est une invitation au voyage rappelant ses écrivains favoris : Baudelaire, bien sûr, mais aussi Verlaine, Poe ou Lord Byron.
Aujourd’hui, le musée de Cahors Henri-Martin continue d’honorer l’œuvre du peintre, exposant en permanence plus de cinquante de ses toiles.