Etienne MARTIN

Etienne MARTIN (1856 - 1945)

Ce n’est pas seulement à la pérennité de son art qu’Etienne Martin a consacré son existence. Nommé conservateur du musée de Digne dès sa fondation au début du XXème siècle, il passera près de quarante ans à y développer une section des beaux-arts régulièrement enrichie d’œuvres des plus talentueux provençaux de l’époque, n’économisant ni de sa personne ni de sa fortune pour mener à bien cet ambitieux projet. 
Ses talents de peintre ne le privent pas non plus de jouir d’autres dons artistiques et la musique et sa seconde passion. Il est tour à tour interprète et compositeur. 
Les amours d’Etienne Martin nous transportent dans un univers raffiné et éclectique, qui s’ancre dans l’héritage paternel tout en étendant ardemment ses propres ramifications.

Grande est son implication dans la vie culturelle marseillaise de son époque et nombreuses sont ses amitiés artistiques, au sein notamment de l’Association des Artistes Marseillais qu’il a dirigée. Parmi elles, Joseph Garibaldi (qui fût comme lui l’élève de Vollon) partage sa sensibilité lyrique du paysage provençal. Témoins d’un monde en pleine mutation industrielle, la nostalgie qui semble suspendue à leurs pinceaux ne leur laisse voir aucune poésie dans les envahissantes manifestations de la vie moderne. Ces artistes aspirent sur la toile à la préservation d’un monde qui sous leurs yeux s’évanouit. Celui de la calèche menée par les chevaux de trait sur la route blanche et pierreuse qui va au village, celui d’un bassin portuaire où règnent les trois mâts…Entre Digne et Marseille, l’œuvre d’Etienne Martin égrène ses notes émouvantes, sur un rythme mesuré.
En 2015, la galerie Alexis Pentcheff participe avec la ville de Sisteron à une exposition en hommage à cet artiste.