Armand GUILLAUMIN (1841 - 1927)

Né à Paris dans une famille ouvrière originaire de Moulins dans le Bourbonnais, où enfant il passa ses vacances, le jeune Armand Guillaumin commence à travailler à Paris dans le magasin de son oncle tout en étudiant le dessin le soir.
En 1860 il intègre l’Académie Suisse où il fait la connaissance de Cézanne et Pissarro, avec lesquels il restera toute sa vie en étroite collaboration.
Ne pouvant vivre de sa peinture, il obtient un travail de nuit au service des Ponts et Chaussées afin de pouvoir peindre la journée.

A partir des années 1870, il travaille avec Pissarro à Pontoise, un village français touché par l’industrialisation. Guillaumin partage avec le maître son amour du paysage et reprend sa facture et sa composition picturale soigneusement ordonnée. Cézanne, encore élève de Pissarro, les rejoint. De son travail avec Pissarro et Cézanne, Guillaumin développe un art du paysage où les perspectives s’ouvrent par des chemins tournants et dans lesquels intervient parfois une vision de l’industrie teintée d’un certain romantisme.
L’artiste participe à la première exposition du groupe des impressionnistes en 1874 et exposera à la plupart des éditions suivantes, ainsi qu’au Salon des Refusés.

Vers la fin des années 1880, Guillaumin se lie d’amitié avec Vincent Van Gogh, dont le frère, Théo, vendra certaines de ses toiles.
A la même époque, il se fait connaître aux Etats-Unis grâce à une exposition consacrée aux peintres impressionnistes organisée par le célèbre marchand d’art Durand-Ruel.
A la fin du siècle, un important gain à la loterie lui permet enfin de se consacrer à plein temps à sa passion. Il séjourne régulièrement à Crozant, petit village de la Creuse, où il aime peindre sur le motif les abords de la rivière. Sa peinture devient plus subjective, il commence à utiliser des couleurs très expressives, anticipant bientôt les Fauves. Il se rend plusieurs fois sur la Côte d’Azur, à Agay notamment.
Guillaumin décède en 1927, alors âgé de 86 ans. Il sera le dernier survivant du groupe des Impressionnistes, dont il fut un des plus fidèle et loyal membre.