Joseph GARIBALDI

Portrait de Joseph Garibaldi par Paul Saïn, 1902. Collection particulière.

Joseph GARIBALDI (1863 - 1941)

Joseph Garibaldi est né à Marseille en 1863. Il vient à la peinture sur les recommandations de Louis Prat, patron de l’entreprise marseillaise Noilly-Prat pour laquelle travaille son père. Elève du peintre Vollon, le jeune artiste tissera de forts liens d’amitiés avec son fils Alexis, qui perdureront après le décès du maître en 1900. 

Joseph Garibaldi expose au Salon des artistes français de 1884 à 1914, où il rencontre un vif succès. Le plus souvent, ses œuvres illustrent des ports du littoral méditerranéen : La Ciotat, Bandol, Sanary ou encore Toulon, des sites et monuments célèbres de la Provence. Mais c’est au port de Marseille que l’artiste est tout particulièrement attaché et fidèle. Depuis son atelier quai de Rive-Neuve, Garibaldi n’en finit pas d’explorer la forêt de mâts qui se déploie sous les fenêtres. Peintre du Vieux-Port, il s’attache aussi à la vie des petits villages provençaux, notamment dans le Vaucluse qui a vu naître son épouse et où le couple se rend fréquemment. Son intérêt conduit souvent ses pas de peintre un peu à l’écart de la vie du village : auprès d’une fontaine, d’une route, d’un monument religieux ou antique emblématique du lieu mais peu fréquenté. Quelques personnages s’y affairent ou flânent aux alentours (le plus régulièrement un paysan et une bête), cependant, le sentiment qui domine ces compositions est celui d’une profonde tranquillité, une solitude empreinte de nostalgie, dans la lignée des Félibres. 
La netteté de l’ensemble, d’une précision presque photographique, n’empêche pas une mise à distance du sujet, orchestrée par d’autres éléments techniques tels que le cadrage ou le traitement de la couleur et de la lumière. Ces instantanés prennent ainsi un caractère atemporel. 

Garibaldi entreprend quelques voyages, soutenu par divers mécènes : après Venise, en 1895 et 1903, la Corse, en 1889 et 1895, ou encore la Savoie et l’Ariège, il découvre la Tunisie en 1907 grâce à une bourse de voyage. 
Il s’établit après la Grande Guerre à Fos-sur-Mer, où il séjournait fréquemment depuis les années 1910. 
Touché par un glaucome dans les années trente, Joseph Garibaldi meurt dans sa ville natale en 1941. Dans la dernière décennie, des expositions à Cassis (Les terres marines de Joseph Garibaldi, 2006) ou à Marseille (Joseph Garibaldi, le Midi paisible, Fondation Regards de Provence, Palais des Arts, 2012) ont notamment pu rendre hommage à son œuvre.