Auguste
CHABAUD

(1880 - 1955)

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Femmes en méditation sur la colline, 1909-1925

Huile sur toile, signée en bas à gauche.
170 x 315 cm

Expositions : 
Auguste Chabaud, Cercle artistique et littéraire, Paris, juin-juillet 1952, n°37.
Auguste Chabaud, 55 années de peinture, Galerie des Arts, Nîmes, 22 juillet - 14 septembre 1956, n°28.
Rétrospective Auguste Chabaud, Salon d'Automne, Paris, 1956.
Auguste Chabaud, Chapelle du Grand Couvent, Avignon, 20 juillet - 25 août 1972. 
Centenaire Auguste Chabaud, Palais des Papes, Avignon, 28 septembre - 31 octobre 1982, n°19.
Auguste Chabaud, Musée des beaux-arts, Orléans, 12 juillet - 13 octobre 1986, reproduit au catalogue en p.71 sous le n°60. 
Auguste Chabaud, Saarland Museum Saarbrücken, puis Von der Heydt Museum  Wuppertal et Städtische Galerie im Lenbachaus München, 1993, reproduit au catalogue p. 126-27 sous le n°68. 
Fémina, la femme sous le regard des artistes, Galerie Alexis Pentcheff, Marseille, 2014, reproduit au catalogue d'exposition sous le n°65 p.63.

Bibliographie : 
Raymond Charmet, Auguste Chabaud, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1973, reproduit p. 159 sous le n°69.
Max Philippe Delavouët, Auguste Chabaud, Editions Cercle d'art, Paris, 1983, n°27.

 

Ce tableau est actuellement en prêt au Musée de Région Auguste Chabaud de Graveson.

Les Provençales en méditation sur la colline d'Auguste Chabaud sont empreintes d'une dimension mystique. Ces deux silhouettes de paysannes de dos, portant un fichu sur la tête, sont chargées d'une intensité quasi-religieuse, qui se matérialise par une force toute graphique. Au sommet d'une colline, elles veillent sur une vallée agricole dépouillée. Dans ce paysage assez rude, deux silhouettes cheminent sur un sentier. Plus haut, une autre colline accueille une petite chapelle annoncée par des cyprès, tandis que de l'autre côté de ce promontoire, un village s'est établi, sur une pente certainement plus propice. 
Cette immense composition tire d'abord sa force de la tension qui se crée entre ce premier plan très invasif et la plongée vers la vallée où tout semble, y compris les hommes, ridiculement petit. 
Elle fait également écho à une spiritualité conduite au fil du tableau par la présence d'éléments graphiques tels que la rangée de cyprès, le chemin ou la chapelle.
Enfin, la froideur et la sobriété de la palette accentuent l'effet dramatique de la composition, qui touche à l'universalité dans la puissance ancestrale que ces figures véhiculent. Telles les Parques de la destinée, elles nous rappellent la vanité de l'existence.