Brafa in the galleries

27 - 31 janvier 2021

Pour cette BRAFA un peu spéciale, la galerie est heureuse de vous accueillir dans son espace marseillais à l’occasion d’une exposition dédiée aux grands maîtres de la modernité. Parmi un accrochage exceptionnel, nous aurons le plaisir de présenter une rare toile de Pierre Bonnard, intitulée Femme à sa toilette et réalisée vers 1907. Cette oeuvre a participé à de nombreuses expositions muséales, en Australie, en Italie et dernièrement au musée du Cannet, consacré à l’artiste, mais reste cependant tout à fait inédite sur le marché de l’art.

Le témoignage que nous offre ce tableau de sa période « post-nabie » est essentiel pour comprendre l’évolution de sa peinture. A cette époque, Bonnard se détache progressivement des préceptes nabis avec une palette et une interprétation plus libres mais qui restent cependant antérieures aux grands bouleversements que lui suggère le Sud de la France.

Dans cette toile, l’influence de Degas est prégnante. Par son sujet évidemment, puisque ce thème de la femme au bain, à sa toilette, est très cher à Degas. Les deux artistes recherchent l’intimité. Intimité d’une chambre, d’un corps féminin. Avec ces couleurs qui ne sont pas éclatantes mais plutôt assourdies, qui sont les couleurs d’un intérieur privé, un peu secret, pas celles du grand jour. Est-ce l’intimité d’un couple? Depuis que Bonnard a rencontré Marthe en 1893, c’est elle qui pose pour lui la plupart du temps et elle le fera quasiment jusqu’à la fin de sa vie.

Attachée à présenter chaque année à Bruxelles une sélection d’oeuvres importantes de peintres français ayant travaillé sur les côtes méditerranéennes, la galerie aura également la joie de proposer plusieurs oeuvres importantes du peintre Henri Martin, une toile intimiste d’Henri Lebasque et un paysage de Saint-Tropez d’Henri Manguin, trois artistes régulièrement présents sur le stand de la galerie.

« En 1898 Henri Martin commence à chercher une grande maison dans l’Aveyron, le Lot ou le Tarn et Garonne. En 1900, il la trouve à Labastide du Vert, au haut d’une colline qui domine la rivière. Il fera construire, plus haut sur la pente, un atelier à l’allure de pigeonnier. D’innombrables tableaux exaltant la nature et la vie paisible de ce petit village dans la lumière du Lot témoignent de l’enthousiasme du peintre : son jardin, qu’il aménage en parterres fleuris, bassins et pergolas, les champs et les arbres, les vignes, des vues depuis sa propriété vers la vallée animée par les fumées des cheminées, une courbe du Vert, le pont, l’église.» Marie-Anne Martin Destrebecq pour notre série «Dans l’intimité des peintres»

 

 

Sélection d'oeuvres de l'exposition