Ben chez Pentcheff

24 mai - 8 juin 2013

« Cu perde sa lenga perde son art »

En 2013, année qui avait consacré Marseille capitale européenne de la Culture, après l’exposition consacrée au designer Marc Held, la galerie a continué d’élargir l’horizon de sa programmation. Au printemps, le temps d’une exposition, l’artiste niçois Ben (Ban Vautier) avait habillé de ses mots les murs noirs de la galerie.

Ben a toujours quelque chose à dire. Il doute de tout, et ce questionnement incessant nous renvoie à nos propres interrogations. Artiste engagé, ses mots ne sont jamais vides.
A force de répétition dans la forme, l’écriture de Ben est devenue iconique, une sorte d’idéogramme qui le représente à elle seule et flotte dans l’inconscient collectif sans barrière d’aucune sorte.

« J’avais envie de retourner à Marseille.
J’avais un très bon souvenir de mon expo au Mac avec Blistene et Philippe Vergne.
​Parce que :
Je ne sais pas pourquoi mais je respire bien à Marseille.
Je suis né à Naples, via Voméro.
Quelque part c’est Marseille.
Et puis
Pour Marseille Ville Culturelle 2013
J’avais quelque chose à dire.
J’étais presque en colère.
J’avais beau chercher
Dans cette fameuse « Marseille ville culturelle 2013 »
Sa langue la langue occitane
C’est à peine si elle était là pour servir de sucre
Pour calmer et tenir les artistes régionaux dans leur parc.
Alors j’ai pensé
A Marseille
Je vais contrer le centralisme culturel jacobin
Avec mes toiles écrites en Marseillais et Occitan.
OUI
Mais où à Marseille ?
Chez Alexis Pentcheff.
Parce que chez Alexis Pentcheff,
le spécialiste à Marseille de la peinture provençale,
mes toiles en Occitan seront
la suite naturelle des paysages provençaux avec les mots qui leur manquent. »

Cliquez ici pour voir l'interview de Ben réalisée à la galerie à cette occasion.